Le cinéma français (Et international!) les nanars.
Aujourd’hui: « Trop jolies pour être honnêtes » de Richard Balducci et « The vixens of Kung fu » de Bill Miling (1975)
Des femmes spéciales, entre Système D et arts martiaux sensuels….
Vous le savez, j’adore les raccourcis et les rapprochements improbables. Ce n’est pas aujourd’hui que je faillirais à ma réputation en vous présentant dans ce billet deux films dissemblables mais ayant en commun leur époque et le rôle qu’ils donnent aux femmes.
» Trop jolies pour être honnêtes » de Richard Balducci (1972)
Bon, d’accord, les plus cinéphiles d’entre vous me charrieront en citant un film du sieur Balducci. A raison. Richard Balducci, réalisateur phare de l’âge d’or de la comédie pouet pouet dont les titres de gloire se nomment « N’oublie pas ton père au vestiaire », « Prends ta Rolls et va pointer » (Délicieux diptyque mettant en valeur Jean Lefebvre) Ou encore « On l’appelle catastrophe » (Véhicule pour Michel Leeb dont la lourdeur des imitations d’africain agacerait jusqu’à Gobineau lui-même) voire son chant du cygne: « Y’a pas le feu » ode aux pompiers qui ne dut pas plaire aux intéressés. Dieu merci, le bougre s’en tint là (Il était temps!) pour se reconvertir dans l’écriture de livres sur l’astrologie.
Bon, et le film dans tout ça? D’accortes demoiselles dérobent leur butin à des truands à l’aide d’une longue vue. Elisabeth Wiener, Jane Birkin (Et sa poitrine) Bernadette Laffont et Emma Cohen font ce qu’elles peuvent, Carlo Giuffré (Vedette italienne de service, coproduction oblige) Gainsbourg et Daniel Ceccaldi aussi. Et ils n’y peuvent rien. Le film n’est rien, sous-produit d’un temps ou chacun tentait de donner le beau rôle avec plus ou moins de bonheur. Ici, le bonheur se fait attendre. Mieux vaut revoir les plus anciens mais autrement plus goûtus « Pas de souris dans bizness » ou « Les pépées font la loi » sur des thèmes similaires.
Au suivant!





« The vixens of Kung fu » de Bill Milling (1975)
Après cet intense effort intellectuel, un peu de détente avec ces « Vixens of Kung fu »D’aucuns ont pensé de ce film qu’il relevait de ces bandes d’action flirtant avec l’érotisme. En fait, il s’agit de tout autre chose, d’ailleurs, le réalisateur semble – mais est-ce volontaire?- prendre plaisir à balader le spectateur hors des attentes de ce dernier.
Donc, une femme se fait droguer puis violer. Elle se réveille avant de d’enfourcher le taureau par les cornes en rejoignant un phalanstère entièrement féminin dont les pensionnaires l’initient au Kung fu. Je rappelle à ce propos que le terme Kung fu signifie en chinois le « dur labeur » et il faut reconnaître au film d’illustrer le principe susmentionné avec beaucoup de justesse et de vérité. Oui, le labeur de ces femmes est DUR. Il n’y a pas que cela à être dur au cours de cette histoire moins riche en ébats qu’en combats. Ceux qui s’attendaient à des échanges de savates en seront donc pour leurs frais, devant se rattraper sur les parties ou les jambes en l’air ne servent pas frapper l’adversaire. Il paraît que cela se nomme du Kung fu sexuel, c’est nouveau, ça vient de sortir. Mais bon, n’en déplaise aux amateurs de savate, l’humour est au rendez-vous et donne à regretter que la chose n’ait pas été faite avec plus de soin, elle aurait ressemblé à une sympathique comédie classée X dans le genre du « Alice in wonderland » de Bud Townsend sorti à la même époque.
Dommage!



A bientôt!
