Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

De la science fiction et de Guy Béart. (Entre autres choses)

A priori, Guy Béart et la science fiction semblent ne pas aller ensemble, cependant, il existe un rapport entre ces deux univers à priori incompatibles. Mais outre ce rapprochement que d’aucuns qualifieront d’incongru, il sera ici plus largement question des rapports entre deux formes d’expression populaires, la musique de variétés ou relevant de la Pop au sens large et la littérature futuriste.

Avant d’en venir à ce qui est la grande attraction de cet article (Vous l’attendez en piaillant, ne niez pas!) il ne serait pas mauvais de rappeler que tout ce qui relève de l’imaginaire et la musique populaire sous ses diverses formes ont entretenu des rapports épisodiques mais souvent étroits. Les exemples ne manquent pas: des films d’épouvante américains des années 50 aux bandes originales truffées de Rock aux pochettes de groupes de Heavy Metal des années 80 se référant aux mondes de la science fiction, de l’horreur ou, plus encore de l’Heroic Fantasy (Sans compter le look de certains musiciens empruntés -et avec quels résultats!- à Conan le barbare)

Toutefois, il n’est pas ici question de recenser toutes ces collusions, ici ce n’est pas l’annuaire, oh, hé, hein, bon! Comme chantait Nino Ferrer. Non, il est question de s’attacher dans les limites de ce modeste billet à des cas particuliers, et donc plus intéressants que la moyenne.

Commençons par un genre de science fiction: l’Uchronie, ou le récit distordu d’événements réels sur le mode du « Et si… » Par exemple: « Si Hitler avait gagné a guerre? » « Si l’Amérique n’avait pas été découverte? » « Si Bilal Hassani n’avait pas existé? » Plus sérieusement, et pour revenir au sujet qui nous intéresse, il y eut une biographie imaginaire du King « Elvissey » (En France « L’Elvissée ») qui mélange allègrement Homère, épisodes véritables de la vie d’Elvis et futurisme. Un brin trop fouillis pour être vraiment réussi, le livre n’est néanmoins pas dénué d’intérêt. Mais pas indispensable non plus. Avant d’aller plus loin, il y a une réelle pertinence à avoir titré ce roman « L’Elvissée », les concerts du King s’ouvrant dans les années 70 par « Also sprach Zarathustra » de Johann Strauss, déjà utilisé par Stanley Kubrick pour son film…. « 2001, l’odyssée de l’espace »

C’est le moment de rebondir sur un nouvel épisode de notre série « Biographies imaginaires » ainsi que sur un des points centraux de cet article: « Un chanteur mort » de Michael Moorcock, ou Jimi Hendrix s’avère toujours vivant après l’annonce de sa mort (Non, il n’et pas mort, Elvis non plus, Jim Morrison non plus et Bilal Hassani est toujours vivant.) Il convien de s’attarder un peu sur Moorcock auteur britannique et très prolifique, lui même musicien (Leader du groupe de blues « The deep fix », voir image en haut de page) très proche de la Pop au point de devenir une figure du Swinging London, parolier des énergumènes progressifs à danseuse nue « Hawkwind » et même, plus tardivement, pour les métalleux américains de « Blue oyster cult » Tout cela confirme les liens les entre différentes cultures populaires au Royaume uni, lesquels existaient déjà entre Jazz et science fiction dans les années 50.

Maintenant venons en au dessert avec Guy Béart qui décida en 1977 de consacrer un album à des thèmes futuristes « L’avenir » Parmi les chansons figurant sur ce disque: « Etoiles garde à vous » qui servit de titre français au roman de Robert Heinlein ( Considéré comme le parrain de la science fiction aux USA) « Starship troopers » (Lequel donna lieu plus tard à un film, mais ce n’est pas le propos)

Voilà, c’était le fin mot de l’histoire. Et histoire de prouver que le hasard des traductions et des télescopages produit des résultats étonnants!

A bientôt!


Laisser un commentaire