Le chapitre des chapeaux.
Les couvre-chefs (Dont votre serviteur est un adepte fervent!) passèrent de mode lors de la seconde moitié du XXè siècle. Sans pour autant disparaître. Durant les années 70, quelques inconditionnels se révélèrent. Le cinéma s’en fit le reflet. Florilège.
Jean Pierre Mocky dans « Solo » de…Jean Pierre Mocky (1970)

Montand Bourvil, Volonte du « Cercle rouge » de Melville (1970) Tous au galurin!




Michel Bouquet, Bernard Fresson dans « Un condé » de Yves Boisset (1970)


Robert Hossein dans « Le casse » de Henri Verneuil (1971)

Ron O’Neal dans « Superfy » de Gordon Parks jr (1972) et Fred Williamson dans « Black Caesar/ Le parrain de Harlem » de Larry Cohen (1973) Les héros de la Baxploitation ne dédaignaient pas non plus le chapeau, imitant leurs modèles dans la vie réelle, macs ou dealers.


« Serpico » de Sidney Lumet (1973) Pacino en flic intègres face à ses collègues corrompus qui copinent avec le camp opposé.

F.Murray Abraham, un des « ripou » de « Serpico »


Alain Delon dans « Monsieur Klein » de Joseph Losey (1976) Une des nombreuses évocations de l’occupation. Les années noires et celles des têtes couvertes!

Peter Falk dans « Un cadavre au dessert/ Murder by death » (1976) de Robert Moore.

Francisco Rabal dans « Le convoi de la peur/ Sorcerer » de William Friedkin.

Roy Scheider et des complices dans « Le convoi de la peur »

Peter Falk en bonne compagnie dans « Le privé de ces dames » de Robert Moore (1978) parodie des films noirs de la grande époque.

Robert Sacchi, sosie de Humphrey Bogart dans « Détective comme Bogart/ The man with Bogart’s face » de Robert Day (1980) Parodie là encore mais qui mérite qu’on s’y attarde. A la différence du « Privé de ces dames », le film ne reconstitue pas les années 1940, à l’exception des costumes et des moeurs des personnages. En dehors de cela, les voitures et l’environnement demeure celui de 1980, année de production du film. L’histoire est elle aussi singulière, avec son privé devenu sosie du célèbre acteur et qui incarne un de ces détectives que Bogart joua si souvent, mène une enquête dans le style de Raymond Chandler et laisse au spectateur un doute: s’agit-il de la réalité ou du rêve d’un mythomane? Une curiosité à redécouvrir. Pour l’anecdote, Sacchi ne capitalisa pas tant que cela sur sa ressemblance (Il apparut en effet ailleurs sans mettre en avant son physique, notamment dans le curieux polar érotique franco-italien « Maison de rendez-vous ») et s’en amusait, déclarant que comme la plupart des garçons de sa génération, il aurait préféré ressembler à Gregory Peck.

Tout cela pour dire que le passé habite tout ces films évoqués. Contemporains qui usent d’un accessoire d’un temps révolu, ou d’époque qui marquent l’intérêt des artistes comme du public pour un âge d’or.
A bientôt!
