Les excentriques du Rock’n’Roll.
Aujourd’hui: John Entwistle.
D’accord, me direz vous, John Entwistle appartient au monde de la Pop et se tient bien éloigné de ‘univers du Rockabilly qui semble être le mien (Et aussi le vôtre, du moins pour certains d’entre vous.) Néanmoins, le bassiste des Who était un authentique passionné du genre. Au point qu’il éprouva quelque réticence à s’habiller en Mod suivant les conseils du manager du groupe. Quoiqu’il en soit, en 1974, Entwistle décida de donner une tonalité ouvertement fifties à ce qui allait être son troisième album solo « Rigor mortis sets in. » Il était en un sens dans l’air du temps, les fifties refusant de mourir en ce milieu d’années 70. Leur influence se ressent dans les studios d’enregistrement, les bacs des disquaires, le cinéma et même la mode. Via les hommages que certains artistes rendent aux héros de leur adolescence (Cf: John Lennon qui enregistre à ce moment là « Rock’n’Roll ») et l’intérêt de nouveaux venus tel « Flash Cadillac » qui balance un album entier de reprises de classiques en 1972, attirant l’attention de George Lucas qui les choisira pour incarner l’orchestre de la fête de « American graffiti » En Californie, Ronny Weiser fondele label Rollin’ Rock qui relance des musiciens oubliés et des débutants, créant ainsi de nouveaux adeptes.

Pour en revenir au disque de notre ami, il annonce la couleur dès le premier titre « Gimme that Rock’n’Roll », composition originale comme la majorité des chansons présentes sur cette galette. Entwistle y convoque autant le Rock’n’Roll classique et Doo Wop et, outre les propres morceaux de l’auteur, il contient deux reprises de choix: « Hound dogg » et « Lucille ».

Par ailleurs, il est intéressant que le disque ne joue guère a carte de la nostalgie, ainsi qu’en témoigne la pochette au dos de laquelle figure une pierre tombale qui déclare que le Rock’n’Roll n’est pas vraiment mort. Un trait d’humour typique d’une personnalité discrète et attachante qui mériterait plus d’attention.

A bientôt!
