Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Les monstres français. Ou les créatures dans le fantastique hexagonal, suite.

Cette deuxième partie, concerne les années 70/80 et donc une conception du cinéma très différente de celle des décennies précédentes évoquées jusque là. Ce changement a concerné l’ensemble de la production, fantastique ou non et l’ensemble des genres. Dans le cas du fantastique, comme dans celui des autres, les conséquences ont été les mêmes: une approche plus directe, une tendance à la parodie (Dracula père et fils) et – déjà- la nostalgie. Adaptations de classiques littéraires ( La poupée sanglante), clin d’oeils au roman feuilleton (L’homme sans visage) préoccupations sociales en prise avec l’air du temps (Le cyborg au centre d’une expérience scientifique aux relents sociaux dans « Le cyborg ou le voyage vertical »

Suivez le guide!

Gérard Depardieu, oui notre Gégé a interprété « Le cyborg ou le voyage vertical » téléfilm de Jacques Pierre (1970)

« L’homme sans visage » feuilleton de Georges Franju diffusé en 1975 et ses cadavres réanimés. Il s’agissait de la version longue de « Nuits rouges » sorti en salles en 1973.

« La poupée sanglante » et sa suite « La machine à assassiner » (1976) de Marcel Cravenne, adaptation des romans homonymes de Gaston Leroux.

« La louve sanguinaire/ La lupa manara » de Rino di Silvestro (1976) D’accord, encore un film italien, mais avec une actrice française Annick Borel (Laquelle ne tourna pas chez nous ou presque, réservant ses charmes pour le cinéma étranger italien et américain) En l’espèce, Annick se montre en traumatisée homicide qui justifie ses actes en se prenant pour une louve garou. Faux fantastique, remboursez!

« Dracula père et fils » de Edouard Molinaro (1976) parodie lamentable du célèbre vampire ou se gaspillent Bernard Menez et Christopher Lee.

Afin de poursuivre dans la série lamentable, la daube prétentieuse de Marco Ferreri « Rêve de singe/ Ciao mascio » (1978) qui utilise e mythe King Kong honteusement. Quoi, encore un film italien? Oui, mais il y a Gérard dedans, onc, l’honneur est sauf!

Et continuons donc, suivons plus que jamais la pente savonneuse de la bêtise crasse avec « Les charlots contre Dracula » de Jean Pierre Desagnat (1980) ou l’ex quintet, puis quatuor, puis trio (Comme c’est le cas ici!) affronte le comte Dracula en personne (Dixit le titre, vous suivez?) avec en prime Gérard Jugnot et un acteur grec Andréas Voutsinas, dans le rôle de l’aristocrate, lequel devait avoir signé son contrat sans lire (L’acteur, pas le comte!) Bon, c’est idiot, mais au moins c’est drôle!

En guise de conclusion, et pour en finir avec le lamentable, la triste variation comique « Frankenstein 90 » de Alain Jessua (1984) avec un Eddy Mitchell peu habité en créature d’un Jean Rochefort en savant maladroit. Appréciant ces deux acteurs, je n’en dirais pas plus.

A bientôt!


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