Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

« Docteur Justice » Humanitaire, arts martiaux, Pif gadget et chars à voile!

On était en 1975 et la France s’était réveillée Giscardienne et oubliait le grand chauve par des divertissements divers et variés. Parmi lesquels, le cinéma et le Karaté. Bruce Lee décédé alors depuis deux ans devait pousser des feulements dans sa tombe, enragé de ne pouvoir profiter de la manne financière qu’il avait contribué à susciter. Le cinéma prenait enfin conscience de la fortune qu’i pouvait tirer des gesticulations martiales asiatiques et tâchait en conséquence de mettre de la mandale stylée partout ou cela était possible. Et même parfois ou cela ne l’était pas. Outre la déferlante des clones de Bruce Lee et les sorties tardives en Occident de films venus de Hong Kong ou du Japon (Ou d’ailleurs, comme aurait dt Pierre Dac) il y eut de nombreux films étranges parmi lesquels ce « Docteur Justice » réalisé par un Christian Jaque en fin de carrière. Inspiré par une bande dessinée parue dans « Pif gadget », la chose met en scène un médecin spécialisé dans l’humanitaire, globe-trotter et karatéka qui soigne le pauvre monde mais qui combat aussi l’oppression capitaliste et convertit sans le dire les peuplades sous-alimentées et arriérées au discours de Georges Marchais tout en leur apprenant à monter le gadget dudit magazine. ( A ce propos, les pois sauteurs ou pifutos n’ont jamais sauté chez moi, c’est grave docteur?) Bref, Docteur Justice c’est Bruce Lee, Bernard Kouchner et Jacques Duclos réunis en un seul homme. Dans le film, il affronte des méchants qui s’en prennent pour d’obscures raisons écologiques (Des copains à Sandrine Rousseau?) à l’équipage d’un pétrolier. De toutes façons, on s’en fout, le sujet n’étant qu’un prétexte à bourre-pifs et scènes d’action en tout genres, dont une magnifique poursuite en chars à voiles, un des spectacles les plus prodigieusement et délicieusement débile de l’histoire du Septième Art. Sinon? Sinon, il y a le vilain teuton de service Gert Froebe ( Goldfinger, sort de ce film!) histoire de se la jouer James Bond, le karatéka Roger Paschy, pionnier du Nunchaku en France (Encore un à qui on doit le saccage des chaînes de chasse d’eau). Et Nathalie Delon. Oui, Nathalie, comme chez les Inconnus « Je m’appelle Nathalie et je suis une gentille et je suis poursuivie par des méchants! » Le héros est joué par John Philip Law, déjà coutumier des héros de B.D, il avait joué « Diabolik », super méchant des bulles italiennes.

A bientôt!


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