Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

 » Collection Best Sellers, Robert Laffont »

Le best-seller! La lecture d’été, le gros volume qu’on emporte à la plage entre l’huile solaire et le jambon espagnol, le pavé qui fait Paris-Marseille, l’ouvrage que monsieur Ghariani, critique littéraire à Libé se plait à mépriser en se croyant finaud.

Et pourtant, et pourtant, il est une chose que d’aucuns oublient entre les heures à tuer au profit de la SNCF, la farniente au soleil de Tourcoing, et les ricanements condescendants des plumitifs gauchistes, oui une chose sans laquelle la vie de lecteur et la vie tout court ne vaudrait pas le coup: le plaisir.

Oui, mes canards! Le plaisir. Le plaisir de lire une histoire pleine de rebondissements quitte à verser dans le cliché ou les ficelles, parfois la facilité. Mais le plaisir est là, attendu, comparable à la sensation d’un plat certes sans surprises mais pas sans saveur, ou celle de se laisser conduire dans une voiture confortable. Les livres dont vous verrez les couvertures ci-dessous sont de cette trempe. Certains des noms qui vont apparaître dans cette colonne sont à jamais oubliés, d’autres ont au contraire survécu au temps. Peu importe.

Sans plus tarder, petit florilège d’une époque révolue mais pas oubliée! (J’y veille, non mais, à quoi ça sert que Alex il se décarcasse?)

Persistance des thèmes, exotisme. Un peu avant Ysabelle Lacamp!

Ci-dessus, quelques livres de Jack Alain Léger qui se mit sérieusement à l’écriture après avoir clos sa période musicale avant-gardiste. L’amusant est que son entrée dans le monde enchanté du best-seller fut la conséquence d’une plaisanterie. « Monsignore », son roman pour le moins iconoclaste à l’encontre du Vatican avait été écrit « pour rire » de l’aveu même de l’auteur, ce que ne comprit pas le comité de lecture de Robert Laffont qui prit l’ouvrage fort sérieusement. Et ce fut tant mieux pour mon homonyme (En fait c’est faux, Jack Alain Léger s’appelait en fait Daniel Théron) dont la saga papale érotico-violente connut un immense succès!

Persistance des thèmes: l’esclavage, la Louisiane, le rêve l’Amérique française perdue et de la grande Acadie. Bien après Manon Lescaut et presque en même temps que « Louisiane » , grand succès de Maurice Denuzière.

Quelques amis américains, Leon Uris roi incontesté du best-seller en tant que genre, qui aura fréquenté tout les râteliers. De l’Irlande aux camps de la mort en passant par la guerre du Pacifique, le bonhomme n’aura pas laissé passé grand chose, n’ayant pour seule concurrence sérieuse que James Michener. Mais ça c’est une autre histoire!

Et notre invité d’honneur: « Le parrain » livre avant d’être un film et dont la couverture française servit d’emblème à « Best sellers Robert Laffont », l’image étant présente sur la tranche des ouvrages de la collection.

A bientôt!


Laisser un commentaire