Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

« Ascenseur pour l’échafaud », ou l’escalier du Ciel de Louis Malle.

Un mythe de notre cinéma. Moreau qui s’affirmait. Ronet qui imposait son personnage d’homme blessé mais si bouleversant (« L’homme que les femmes aimaient ») Miles Davis qui improvisait la musique du film, Georges Poujouly qui jouait à d’autres jeux interdits avec une petite fleuriste. Et Roger Nimier dialoguait tout ça.

Rarement telle maîtrise aura été déployée sur l’écran que dans cette histoire d’un homme et d’une femme qui trament l’assassinat du patron de l’un et de l’époux de l’autre. Si l’affaire réussit, elle tourne au vinaigre sitôt faite quand l’homme se retrouve coincé dans l’ascenseur de l’entreprise.

Et pendant ce temps, Jeanne Moreau angoisse, Poujouly s’empare de la voiture et de l’identité de Ronet avec sa fleuriste de petite amie. Et dans tout ça, le spectre des guerres coloniales, l’Indochine achevée et l’Algérie qui se poursuivait sans être nommée. Il n’y avait pas de guerre en Algérie. Seulement des événements. Aussi « Ascenseur pour l’échafaud » est-il l’histoire de deux jeunesses paumées perdues entre deux conflits forcément trop grands pour eux. Et que la violence poursuit jusque dans le vie civile.

Allez, j’en ai assez dit, aussi je vous laisse avec ces quelques images pour le plaisir des yeux!

« Et puis Tavernier, je ne vous crois pas courageux. Pour la guerre…mais pas pour les choses importantes! »

« La guerre, vous la respectez, ce sont vos propriétés de famille »

Dernier échange entre Maurice Ronet et son patron avant le coup de feu fatal. Qui n’a jamais rêvé de tuer son gros con de boss?

Lino Ventura en flic de service.

Secondé par Charles Denner.


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