Après les romans, voici les recueils de nouvelles!
Voici les deux tomes des recueils « Légendes urbaines et héros oubliés ». Les récits présentés se déroulent à diverses époques et dans divers lieux, comme une récréation entre les « Robert Lin » qui sont concentrés sur un seul pays et une seule décennie. Ils sont plus extravagants et ont en commun avec la série de mes roman noirs un certain nombre de références culturelles. Là ou les « Robert Lin » faisaient référence à la culture des années 50, que ce soit le cinéma (Le film noir français comme « Razzia sur la Chnouf » ou « Maigret tend un piège dans un « Poucet à Barbès », le film noir américain (« Règlements de compte/The big heat » dans « Le charme secret de Vicky Lynn ») la littérature (Le Jean Genet de « Notre dame des fleurs » et le Romain Gary des « Têtes de Stéphanie », toujours dans « Vicky Lynn ») la chanson ( « Monsieur William » de Léo Ferré dans Vicky Lynn, « Tout doux tout doucement » de Marcel Amont dans « La mère de toutes les larmes ») Et bien sûr, l’histoire, l’Occupation et les guerres coloniales servant de toiles de fond à chacun de ces romans.
Ainsi qu’il a été dit, les décors et les époques étant plus variés dans les nouvelles, les références le sont également. Le cinéma américain (« Halloween » dans « Le dernier malheur de Sophie » dans le deuxième tome, « Le parrain/The godfather », « Il était une fois en Amérique/ C’era una volta in America » dans « Le rossignol de Brooklyn » qui clôt le premier tome) La littérature française de la Belle époque allant des romans érotiques plus ou moins clandestins tel « La femme aux chiens » de L’érotin au « Jardin des supplices » de Octave Mirbeau dans « Circé société anonyme » dont la construction en epanadiplose empruntée à certaines nouvelles des « Diaboliques » de Barbey D’Aurevilly, mon auteur fétiche.

La chanson est également présente, c’est d’ailleurs le sujet du « Rossignol de Brooklyn » qui se situe dans le milieu de la musique populaire américaine de la fin des années 50 au moment de la vogue des « Teen idols », versions javellisées du King qui accomplissait alors son service militaire en Allemagne. Sinon « Elle roulait la nuit » récit mêlant adultère, politique et histoires de famille » cite « Johnny remember me » ballade à la fois frénétique et mélancolique chantée par l’acteur John Leyton et produite par Joe Meek, mythique producteur anglais du début des années 60. A noter que ce titre qui fut un grand succès en son temps fit l’objet d’une reprise par le groupe de Psychobilly britannique the Meteors dans les années 80.


Joe Meek (à gauche) John Leyton (à droite)

Je n’oublie pas non plus l’actualité avec le diptyque formé par « Délice de homard » (Tome 1) et « Le retour du homard garou » (Tome 2) ou il est question de la solitude masturbatoire qui frappe tant de jeunes hommes de nos jours et d’un psychiatre aux méthodes musclées dont l’allure évoque celle d’un certain Donald Trump (Mâtiné de Wayne Cochran)

Wayne Cochran
Les problèmes de notre époque ne me sont pas étrangers, vous le voyez bien que je me qualifie d’auteur rétro (Mes goûts me portant vers le passé, vous l’aurez compris) Ainsi « Le dernier malheur de Sophie » narre le malheur d’un garçon élevé comme une fille par un couple de femmes. Cela renvoie à bien des problématiques actuelles, et pourtant cette histoire m’a été inspirée par un fait divers survenu en…1982!
A suivre!
