Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

DCXXXVI- L’Amérique des marges, sixième partie.

Culbuteurs! Sexe et motocyclette, hypermâles et hyperfemelles derrière les guidons!

La moto est un symbole fort. Puissance, liberté, esthétisme, frime parfois. Elle est un substitut autant que la continuation du cheval, monture d’acier qui effraie et fascine à la fois. Par conséquent, pour tout ce qu’elle représente la moto exprime bien des choses quant à l’individu qui la chevauche et notamment, parfois, le sexe et la violence. Dans le cadre de ce dossier qui traite des aspects marginaux de la vie et de la culture américaine, il va de soi que ces éléments, l’un reproducteur, l’autre destructeur, ont leur place. Et plutôt deux fois qu’une. Les bandes motorisées à l’origine d’un mode de vie désormais partie intégrante de l’imaginaire américain ( Et même mondial!) ont largement contribué à nourrir une imagerie ou se disputent la chair et le sang. Relayée par la culture populaire.

Florilège!

Je placerais cet article sous le patronage de Gilda Texter, rendue à jamais célèbre pour son rôle de motarde dénudée dans « Point limite zéro » (1971) qui lui ouvrit les portes d’une carrière dans le cinéma d’exploitation, notamment dans le Bikesploitation « Angels hard as they come »dont l’affiche figure ci-dessous! Notons que l’accorte dame termina en costumière, notamment sur « A la poursuite du diamant vert », un comble pour quelqu’un qui s’était fait connaître pour être apparue dans le plus simple appareil!

« Easy riders » bible des motards hors la loi…ou pas!

Et revoilou Gilda Texter!

Hell’s angels au repos, Californie 1965.

De dos à gauche, un membre des Gypsy Jokers, bande rivale des Hell’s angels, qui fusionna avec ces derniers suite à a défaite, relatée par Hunter Thompson dans son livre justement nommé ‘Hell’s angels »

Quelques images du très singulier « The born losers/ Le credo de la violence » (1967) ou un ancien béret vert venait à bout d’un gang de motards grâce à sa science du Hap Ki Do. C’était la première apparition du personnage de Billy Jack à l’écran, métis indien justicier, héritier des héros de l’âge d’or du Western et façonné pour plaire au public hippie. Bel art du compromis.

Tom Laughlin, héros justicier du « Credo de la violence »

Jane Russel, gloire du Hollywood classique était aussi de la partie. Cachetonnait-elle?

Bande so du film par Davie Allan, spécialiste de la musique de film de bikers, curieusement non crédité au générique!

Les redoutables amazones sur deux roues de « She-devils on wheels » (1968) réalisé par H.G Lewis, par ailleurs pape du Gore! Sans ce détail, la chose aurait probablement oubliée sans le nom de son metteur en scène et….la chanson de son générique: « Get off the road », plus tard reprise par les Cramps.

« Vixen » (1968) de l’iconique Russ meyer, n’est pas tout à fait un film de motards, toutefois, un de ses personnages est à l’évidence un motocycliste 1% (Ou hors la loi, si vous préférez!) Et regardez (Voir photo après l’affiche!) son regard lubrique sur l’appétissante Erica Gavin!

« Miam miam Erica! »

« The losers/ Nams Angels » (1970) (Les machines du Diables, en France) de Jack Starret constitue l’aboutissement ultime de la violence: la guerre. Le film narre la mission conduite par des motards hors la loi militarisés ( Et par ailleurs anciens mlitaires eux-mêmes) au Vietnam. Il convient de rappeler à ce propos qu’à l’époque (1970, donc.) le conflit américano-vietnamien faisait encore rage. Pour l’anecdote, dans la réalité, Sonny Barger, figure de proue de Hells angels avait proposé les services de son club au gouvernement américain. Soit, Barger avait été soldat, mais quand même…

William Smith, grand acteur de films d’exploitation (Mais pas que, il apparut aussi chez Coppola!)

Autre figure majeure de l’exploitation, Adam Roarke, à gauche de l’image. A droite certains parmi vous auront reconnu Bernie Hamilton, futur capitaine Dobey de « Starsky et Hutch » Une pensée au passage pour David Soul qui vient de nous quitter.


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