DCLXI- Les rebelles de la chanson française.
Aujourd’hui Alice Sapritch.
« Bananes, ananas et noix de coco, ça se mange, ça se boit… »

Alice Sapritch? Certains parmi vous se demanderont sans doute ce qu’Alice Sapritch vient faire dans une rubrique consacrée à la chanson. Certes, la grande dame d’Arménie fut d’abord et surtout une comédienne. Inoubliable figure des adaptations de Balzac et surtout une Folcoche à jamais mythique dans l’histoire du petit écran français (Catherine Frot, rhabillez vous!), petit rôle récurrent sur le grand et grand rôle récurrent dans de nombreux nanars , femme de scène émérite et souvent courageuse. Mais Alice Sapritch n’était pas que cela. Elle était une artiste complète en un sens qui poussait à l’occasion la chansonnette dans ses films ( Comme dans l’inénarrable nanar « Les vacanciers », voire strophe de la chanson en début de cet article!) L’exercice devait lui plaire car elle se prêta au jeu le temps de quelques disques, l’amusant 45 tours « Slowez moi » en 1986, mais avant cela « A nu » en 1975.

Je me concentrerais sur l’album, le seul de son interprète. qui démarre avec « Vingt années d’existence » sur le thème de la maternité, belle mélodie à la fois moderne et classique, au texte recherché et émouvant. Le reste du disque balance entre l’émotion et l’humour, se permettant quelques virages vers le Rock (Voir ou plutôt écouter le dernier titre pour s’en convaincre!) Très bien construit, intimiste, chaleureux, « A nu » est un trésor caché de la chanson française à redécouvrir et donne à regretter que Alice Sapritch n’ait pas davantage persister dans cette voie.



Et maintenant, pour le plaisir, quelques photos!




A bientôt!
