DCLIII- Ode à Constantin Belinsky, grand affichiste français.
Constantin Belinsky (1905-1999) immigré de souche ukrainienne fut l’un des plus grands affichiste de France et même d’Europe. Son style à la fois esthétique et agressif, criard et élégant s’épanouit pleinement dans les années 60/70, autrement dit l’âge d’or du cinéma populaire européen. Belinsky trouva là manière à s’exprimer, illustrant tout, Eurospy, péplums, mondos, westerns spaghetti, drames, polars, épouvante, jusqu’aux films de Karaté qui déferlèrent chez nous lors des années Giscard. Sans oublier ds films rares, tombés depuis aux oubliettes.
En voici une sélection, j’espère qu’elle vous plaira…




Ce Péplum sorti alors que le genre agonisait mérite le coup d’oeil…pour de mauvaises raisons! Oui, il s’agit d’un vrai, d’un authentique nanar! Mais outre cela, il y a son interprète principal Kirk Morris, de son vrai nom Adriano Bellini dont le cinéaste Ricardo Freda chantait les louanges « Ariano était un maître nageur de Venise, froussard, pleurnichard, très mauvais acteur mais il était sympathique! » Il y a ensuite un des personnages Akulé qui est émir et qu’on appelle do,c lémir Akulé. Enfin le titre français qui cite Tarzan alors que le héros est Maciste et non Tarzan. Cerise sur le gâteau, en 1980 (Environ!) le film fut ressortit en VHS sous le titre « Goldocrack à la conquête de l’Atlantide »Eh, oui ou va se nicher l’influence du Manga!

Les années 60 marquèrent le déclin de la carrière de certains cinéastes artisans du cinéma populaire français, tel Willy Rozier, qui dirigea le film d’aventures ci-dessus. Ace propos, il serait intéressant de faire une étude sur le cinéma de genre français. Objet d’un article à venir? Cela se pourrait!

Plus que n’importe quelle décennie, les années 60 furent celles de l’Europe du cinéma, comme le prouvent les coproductions innombrables (En particulier entre nous, les français et l’Italie) et l’importation de films de tous les coins ou presque de notre continent. Preuve en est ce drame guerrier yougoslave qui eut droit au crayon de Belinsky.


« Le corps et le fouet/ La frusta e il corpo » (1963″ de Mario Bava, classique sadomasochiste du cinéma gothique italien permit à Belinsky de livrer une de ses plus belles affiches. Ici, tout y est: cruauté, esthétisme, romantisme noir et couleurs agressives. Bref, tout le charme des excès du cinéma transalpin que Belinsky sut s’y bien exprimer en affiches.


« Scotland Yard contre cercle rouge », « Krimi » terme allemand pour désigner le film policier, et plus précisément dans un contexte germanique, des films empreints de mystère dont la série « Edgar Wallace » fut le meilleur (Et qui connut le plus de succès) exemple. L’ambiance lourde du genre donnait à Belinsky l’occasion de faire ce pour quoi il était le plus doué: refléter sur l’affiche une atmosphère inquiétante.


« Univers de nuit » film relevant du « Mondo », genre de documentaire racoleur et plus ou moins trafiqué lancé par le duo Jacopetti et Prosperi avec « Mondo Cane » en 1962. Si ces films furent souvent italiens, leurs véritables racines seraient françaises via « Paris la nuit » de Emile Kaeppels qui date de….1926! Dans le présent exemple, on trouve des effeuilleuses, et du Rock’n’Roll, grâce à la présence du chanteur Vince Taylor!

Film d’aventures allemand appartenant à ma série de « Liane la sauvageonne » ou brilla l’éphémère starlette Marion Michael.


Belinsky pouvait tout illustrer, d’un cinéma populaire que d’aucuns qualifiaient de « Bas de gamme » (Pour rester poli) comme des films « intellectuels », qui connurent parfois le même destin que les productions si méprisées pour lesquelles il travaillait par ailleurs: l’oubli. Ce fut le cas « La parole donnée » film brésilien d’un certain Anselmo Duarte ( Bonjour monsieur!) et lauréat de la Palme d’or à Cannes en 1962. Produit du Tiers-monde (Le Brésil en l’occurrence.) politique (De gôche, comme il se doit!) social, tragique, plein de bonnes intentions et….chiant comme la mort! (Si vous voulez bien me passer l’expression!) Il dut sa récompense à son état de pellicule bien pensante ainsi qu’au fait que la concurrence était si rude au sein de la sélection cette année là que le jury décida de se rabattre sur cette chose ni pire ni meilleure qu’une autre. A noter que cette pratique subsista en dépit des changements d’époque, voir en 1992 « Les meilleures intentions » (1992) purge scandinave couronnée par le panel présidé par Gégé, eh oui, Gérard Depardieu en personne! Quel farceur quand même!


Si les années 60 virent la disparition progressive d’artisan tel Willy Rozier, elles furent aussi celles de leur relève avec notamment un certain Max Pécas, dont « La baie du désir » fut un des premiers films.

La vague « Karaté » du milieu des années 70 concerna surtout des films de Hong Kong. C’est d’ailleurs pour cela que le terme Karaté est impropre, le Karaté étant un art martial japonais, alors qu’en Chine c’est le Kung fu qui est pratiqué. Passons sur cette approximation et concentrons nous sur ce film qui fit partie des importationts nippones (Pas les plus nombreuses.) de cette période. Avec en vedette Sonny Chiba, grande figure du genre.

Adaptation du romancier à succès Guy des Cars que les méchantes langues surnommaient Guy des Gares car selon celles-ci les livres du susnommé ne se vandaient que dans les kiosques jouxtant les gares afin de permettre aux voyageurs de faire le trajet Paris-Marseille sans trop s’ennuyer. Méchants!
A suivre…
