DCLIX- Les grands excentriques français.
Aujourd’hui: Philippe D’Orléans dit Monsieur, frère de Louis XIV.
Monsieur (1640-1701) égaya le règne de son frère Louis le Grand par ses tenues extravagantes et ses moeurs antiques. J’en ai déjà touché mot lors de mon billet sur l’Abbé de Choisy, qui était son compagnon de jeux à l’âge tendre. Comme il devait être émouvant de voir s’ébattre ces garçonnets en robe! D’ailleurs, comme le futur homme d’église, Monsieur dut porter des effets féminins bien au-delà de ce que la société d’alors autorisait. Mais pour des raisons bien différentes. Il ne s’agissait pas pour lui de s’élever socialement au moyen d’un déguisement digne de la gay pride – il était le frère du Roi- mais au contraire d’être féminisé et dont rendu plus faible afin de ne pas faire d’ombre au roi. Le procédé semble cruel, mais les cadets étaient ainsi traités afin de ne faire d’ombre aux aînés. Autre différence majeure avec Choisy, il avait des préférences masculines très marquées. Pour le moins.

Il dut tout de même se marier (Avec une femme, le mariage pour tous c’était pas pour demain!) avec une grosse dame allemande, plus virile que lui (Oon disait à la cour « Monsieur est très Madame et Madame est très Monsieur ») la princesse Palatine en l’occurrence, à laquelle il fit tout de même trois enfants. Pour l’époque c’était peu, mais il faut malgré tout saluer cet effort( La GPA, c’était encore à venir, courage Phillipe!) Et en dépit de son éducation et de la méfiance de son frère, il gagna une bataille contre les hollandais, se révélant un fin stratège et un militaire courageux.

Philippe D’Orléans enfant. A la gauche du tableau.

La princesse Palatine.

Le Chevalier de Lorraine, grand amour de Philippe D’Orléans.
A bientôt!
