Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

CXXXVIII- Napoléon, Napoléon…

 » A genoux, citoyens et prêtres, Napoléon, Napoléon… »

Ces vers de « L’Ajacienne » pour introduire ce billet concernant l’Empereur. Il en est en effet beaucoup question ces temps-ci en raison notamment de la sortie du film de Ridley Scott. C’est donc l’occasion de revenir sur les représentations cinématographiques de ce personnage incontournable de notre histoire, quoiqu’on en pense. (Usul, tais-toi!)

Force est de reconnaître qu’il s’agit bien d’une histoire entre l’Empereur et le 7ème Art, pour le meilleur parfois et souvent, vous allez le voir, pour le pire! Car si Napoléon a beaucoup intéressé les cinéastes de tout poil, ces derniers ne l’ont guère ménagé, quitte à faire n’importe quoi. Avant de commencer, une chose encore, j’ai ajouté d’autres représentations, scéniques celles-là, et là aussi…surprenantes!

Albert Dieudonné (1889-1976) Peut-être pas le premier mais en tout cas le plus marquants des premiers interprètes du rôle. Dieudonné (Sans rapport avec qui vous savez) s’investit autant et même plus qu’il n’est possible dans le personnage, au point d’en éprouver des troubles psychologiques. Il endossa trois fois la tenue impériale, d’abord dans le célèbre « Napoléon » (1927) d’Abel Gance, « Madame Sans-gêne » (1941) de Roger Richebé puis enfin sur scène dans la pièce écrite par lui-même « Moi, Napoléon! » (1957)

Dennis Hopper (1936-2010) En voilà un parcours! Partenaire de James Dean, commis longtemps aux rôles de fils mauviettes du méchant dans de nombreux westerns avant de devenir une icône de la contre-culture grâce à « Easy rider » (1969) puis l’excité psychopathe drogué ( Au choix) dans les années 80 après un passage à vide ( Pas tant que ça, un litre de rhum par jour, ça remplit) Dennis Hopper fut également l’Empereur le temps d’un sketch du film « L’histoire de l’humanité/ The story of mankind » (1957) de Irwin Allen. Pourquoi pas? Après tout, ils faisaient la même taille.

Marlon Brando (1924-2004) coiffa le bicorne dans « Désirée » (1954) de Henry Koster. Ridicule. Allez, on passe à autre chose!

Pierre Mondy (1925-2012) fut en revanche un interprète très convaincant dans « Auterlitz » (1960) de Abel Gance. Preuve que Napoléon, celui de 1927, n’obséda pas seulement son interprète Diuedonné, il marqua également son réalisateur Abel Gance qui se pencha à nouveau sur le sujet en 1960 en le traitant cette fois sous l’angle d’une victoire de l’Empereur. Très bien réalisé, très précis quant à l’aspect historique, un des derniers exemples de cinéma épique à la française- Genre qu’on aimerait revoir sur nos écrans et il faut à ce sujet saluer « Vaincre ou mourir » qui va dans ce sens-

Ian Holm (1931-2020) se retrouva dans la peau de l’Empereur dans « Bandits, bandits/Time bandits » (1981) de Terry Gilliam ou on se paie la tête des français. Véritable purge incompréhensible et prétentieuse, à fuir! Anoter qu’à la même période, un clip de Pink Floyd versait dans le même humour crapuleux. Qu’on attaque, soit, mais autant le faire avec talent! Allez, zou, au suivant!

Comment ne pas évoquer Serge Lama sur scène dans la comédie musicale dédiée à l’Empereur? Hein, c’est vrai quoi!

Et notre invité d’honneur François Léotard. Bon, je vous l’accorde, le rapport n’est pas évident, mis à part la Corse, me demanderez vous? Pourtant, il en existe bel et bien un. En 1985, si ma mémoire est bonne, à l’invitation de Patrick Sébastien, François Léotard entonna l’hymne impérial « L’Ajacienne ». La boucle est bouclée!


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