Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

CXV- Disc Jockeys sous bure, hommes de l’ombre, animatrices masquées et solitaires, barbus menacés et quitte ou double! Le délires de la radio milieu de siècle des deux côtés de l’Atlantique!

Max doucet dit Zappy Max (1921-2019) légende de la radio d’Après-Guerre ou il connut son âge d’or sur Radio Luxembourg. Animateur de l’iconique émission de jeu « Quitte ou double » (ça va bouillir!) et radios crochets, représentant en shampoing Dop et zélateur de l’impôt sur l’énergie prôné par le député Eugène Schueller qui, selon lui, remplacerait tous les autres. Allez, ça va bouillir!

Comment ne pas citer dans cet article « Signé Furax » feuilleton radiophonique parodiant les récits d’espionnage d’abord de 1951 à 1952, puis de 1956 à 1960, totalisant un millier d’épisodes toujours sous l’égide de Pierre Dac et Francis Blanche, duettistes infatigables dont cette oeuvre sonore restera à jamais connue pour la mythique phrase: » Malheur aux barbus! »

Jean King « The lonesome gal with a mask » Jean King est ce qu’on peut appeler une inconnue célèbre, voix d’une station de Dayton, elle était la voix des solitaires – elle en était une elle-même et s’en plaignait- lors d’émissions nocturnes, ce qui ne l’empêcha pas de faire fortune. Elle apparaissait en public le visage couvert par un loup, accentuant l’aura de mystère qui l’entourait depuis les débuts (difficiles) de son programme en 1949.

Vous le reconnaissez? Non, on est pas dans une pub pour American Express, mais chez Orson Welles qui, si on connait le coup d’exploit avec « La guerre des mondes » ( Qui persuada l’Amérique que les martiens étaient sur le point d’envahir la Terre) mais moins l’interprétation radiophonique du « Shadow » justicier de bandes dessinées vêtu de noir qui préfigura Batman.

Le Shadow ne s’arrêta pas pour Orson Welles avec son départ de l’émission en 1938. Il endossa de nouveau la cape et le chapeau du personnage dans la série dont il était l’hôte: « Les mystères d’Orson Welles/ Orson Welles great mysteries » production anglaise datant des années 1973/74.

Dewey Phillips, oublié de l’histoire. Ce disc-jockey de Memphis contribua pourtant au succès d’un de es concitoyens les plus célèbres: Elvis Presley. Sa diction énergique et son humour parfois délirant lui conférèrent une énorme popularité avant qu’il ne disparaisse tristement, interné aux petites maisons…

Peter « Mad Daddy » Myers, contemporain de Phillips, eut plus de chance. Infatigable découvreur de disques rares dont il régalait ses auditeurs auxquels il s’adressait dans une poésie agitée (« Mello jello » « Wavy gravy » et autres formules à l’emporte-pièce) Il roulait dans une Cadillac rose, portait des baskets à ailes de chauve-ouris et posait souvent avec une cape qui lui donnait l’air d’un moine fou de film gothique à la sauce Rock’n’Roll.

Il eut une postérité grâce aux Cramps qui puisèrent leur répertoire dans les enregistrements du « Mad daddy » et lui volèrent même certains de ses trucs visuels. Un comble pour un animateur de radio…

A bientôt!


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