Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

CIX- Lectures d’automne…

Pierre Pelot, période Fleuve Noir.

J’ai déjà présenté Pierre Pelot et son extraordinaire roman « C’est ainsi que les hommes vivent », au cours de cette présentation, j’ai évoqué l’oeuvre abondante autant qu’éclectique du vosgien, laquelle compte les quatre volumes chroniqués ci-dessous et rédigés sous le pseudonyme de Pierre Suragne pour la collection « Angoisse » de « Fleuve noir »

« Duz » (1973)

« Duz » , un titre qui étonne et qui est aussi le nom du personnage principal de ce roman. Mais qui est Duz? Un garçon laissé dans un orphelinat par sa mère et son beau-père et qui va devoir composer avec les pensionnaires de cet établissement ainsi que les forces obscures qu’il abrite.

Pelot mélange ici réalisme sordide et surnaturel, faisant apparaître la cruauté d’autant plus grande des enfants qu’elle est empreinte de naiveté.

« La peau de l’orage » (1973)

« La peau de l’orage » appartient à la veine paysanne de son auteur et narre les déboires d’une jeune hippie (On parle ici de « Beatniks ») qui échoue dans un petit village dont l’apparente banalité cache un fantôme – Ou un être approchant- à la quête mystérieuse – Vengeance? Pure cruauté?- dont la jeune femme croisera le chemin.

Pour être franc, « La peau de l’orage » concentre des défauts communs à de nombreux « Angoisse » de la dernière période de la collection. Lenteur et enjeux flous à force de trop de mystères. Reste une ambiance prenantes dans les meilleurs moments.

« Je suis la brume » (1974)

L’histoire de la mésaventure de cette dessinatrice perdue dans le Sud des USA ( Pelot est fasciné par cette région américaine.) est d’une autre trempe que « La peau de l’orage ». Plus inventif et mieux rythmé, il parvient à nous emporter grâce à une idée astucieuse, prendre le point de vue de la victime et celui du mal qui frappe l’héroine et ce par le retournement de situation que cette dernière subit. De surcroît, Pelot arrive à nous émouvoir du sort de son personnage et finit sur une note mélancolique bienvenue.

« Brouillards » (1975)

« Brouillards » est de loin le plus étrange des livres de cette sélection en dépit d’un point de départ classique: Rufus, un paysan qui recueille une jeune femme enceinte se persuade qu’il est le père de l’enfant de cette dernière.

Parfois un peu brouillon mais toujours intéressant, il déroute particulièrement avec le retournement de situation final.

Réédition des romans susmentionnés en un volume dans la collection « Bibliothèque du fantastique » (1997)


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