Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

LCII- Les Hussards, un hommage, deuxième partie.

Voici maintenant un panaché de divers livres des Hussards, choix évidemment personnel, et donc arbitraire, mais bon…c’est mon droit!

Antoine Blondin (1922-1991) entra en littérature en 1949 avec « L’Europe buissonnière », récit comique des aventures d’un prisonnier de guerre, avant d’embrayer sur oeuvre diverses au ton doux-amer et humoristique, traversée par les deux grandes passions de l’auteur (En dehors des livres, cela va sans dire) l’alcool et le sport, en particulier le cyclisme.

Le livre que j’ai choisi de présenter ici est « Ma vie entre des lignes » (1982) qui n’est ni un roman, ni un recueil de nouvelles mais une compilation d’articles sur divers sujets, allant du sport à la politique, en passant par la littérature. Enthousiaste dans ses sympathies ( Pour Jean Dutourd ou Dominique Fernandez) féroce avec ses ennemis ( Mauriac est à ce titre rossé d’importance) parfois un peu égaré ( Sa dithyrambe sur Mitterrand m’a laissé pantois) doué pour le détail amusant et qui fait mouche, l’auteur est passionnant de bout en bout par ses articles qui forment un portrait passionnant de la vie politique, sportive et artistique de son temps.

« Quat’saisons » (1975) relève d’une veine plus classique, le recueil de nouvelles. Blondin s’aventure au travers de ces quatre récits, quatre comme les saisons, dans divers registres allant de l’intimisme ou à la limite du fantastique ( Genre pourtant peu prisé des Hussards) Blondin y aborde également les thèmes les plus variés, la politique étrangère ( Les famuex plombiers du Watergate) ou l’avortement. Il en profite pour décrocher des piques aux existentialistes, éternels ennemis des Hussards, au travers de la figure récurrente autant que mystérieuse de « Merguez », que je n’ai jamais réussi à identifier. Si quelqu’un peut me renseigner, ce serait sympa, merci d’avance!

Kléber Haedens (1913-1976) entra en littérature avec « L’école des parents » (1937), « Adios » (1974) ne fut pas son dernier livre mais son dernier roman et en un sens son testament. Le narrateur d’Adios raconte sa jeunesse, rythmée par les premières amours, l’entrée en journalisme, et le Rugby. Difficile à résumer, le livre se ressent plus qu’il ne se raconte. C’est pour cela qu’il laisse une émotion qui dure bien après la fin de la lecture.

Roger Nimier (1925- 1962) se fit connaître en 1948 par le roman de guerre « Les épées » ou apparaissait le personnage de Sanders que l’on retrouvera dans son livre le plus célèbre « Le hussard bleu » (Tiens, tiens!) en 1950. Cette même année, Nimier publia un autre ouvrage, celui présenté ici, le recueil d’articles « Le grand d’Espagne », dédié à Georges Bernanos, et d’autres traitant de divers sujets tel l’Existentialisme ou encore les actrices, sous-titré mythe moderne, anticipant les « Mythologies » de Roland Barthes (Pas ma tasse de thé, mais bon)

Albert Vidalie (1913-1971) reste surtout connu pour ses romans tendres et drôles tels « La bonne ferte » ou encore « Chandeleur l’artiste » et particulièrement « Les bijoutiers du clair de Lune », ainsi que pour avoir signé le texte de « Les loups sont entrés dans Paris » de Serge Reggiani. « L’aimable Julie » est un recueil de nouvelles qui oscille entre divers genres et registres entre quotidien ou surgit parfois l’insolite et le fantastique dans la banalité, s’immisce là-dedans le récit maritime « L’aimable Julie… » qui donne son titre au livre.

C’est tout pour aujourd’hui!


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