LXXX- Buddy au fil des rééditions et… tout l’univers qui gravita autour de lui au-delà de la mort. Deuxième partie, J’ai combattu la loi (Et la loi a gagné?)
Buddy ne fut pas le seul à répandre l’évangile à l’ouest du Texas, aidé par le producteur et musicien Bob Montgomery, secondé par Nikki Sullivan, Joe B Mauldin et Norman Petty, voire Roy Orbison, Buddy n’était pas seul. Sans compter (C’est triste à dire, je sais) ceux qui permirent de compléter les enregistrements laissés par Buddy après sa mort tragique, tel David Box. Autant d’artistes qui poursuivirent des carrières avec plus ou moins de bonheur. Toutefois, il en est un qui se distinguent et que je n’ai pas encore cité, un des Crickets: Sonny Curtis. Pourquoi le détacher du lot? Parce qu’il écrivit en 1960 sur l’album « In style with the crickets » une chanson qui devait faire date et en inspirer plus d’un: »I fought the law », ou un délinquant remâche ses regrets comme le confirme le refrain: « I fought the law/ And the law won » (J’ai enfreint la loi. Et la loi a gagné) Diversement interprétée dans tous les sens du terme, elle trouva vite preneur.


Compilation très intéressante réunie par le très bon label espagnol El Toro Records et qui donne une idée de la galaxie Holly, comptant les artistes ayant influencé le musicien et ceux…qui ont subi son influence!

Les « Appartment tapes », ou les chansons enregistrées par Buddy dans son appartement new yorkais qui furent mis par la suite en forme par les anciens Crickets. On trouve parmi ces titres des perles comme « Love’s made a fool of you »

Bobby Fuller (1942-1966) fut un étoile montante du Rock texan au début des années 60, période hésitante ou le Rock’n’Roll classique n’en finit pas de mourir et que le Garage Rock pointe le bout de son nez sous l’appelation de « Frat Rock ». Bobby Fuller en est représentatif (voir l’évolution de son image des cheveux en arrière au bol réglementaire post-Beatles) Il composa peu, mais sut magnifier les chansons de Buddy et des Crickets, notamment (ça tombe bien!) « I fought the law » en 1965. Soit un an avant sa mort mystérieuse qui fit l’objet de ce livre que je conseille à ceux qui lisent l’anglais.

Le mouvement Punk, vaguement anar, s’intéressa à « I fought the law » des deux côtés de l’Atlantique. Clash pour L’Angleterre, les Dead Kennedys pour l’Amérique….


