Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

LXCIII- Un pas plus! Troisième épisode.

Des auteurs dont je n’ai lu ou apprécié qu’un seul livre, à tort ou à raison…

« En terre étrangère/ Stranger in a strange land » (1961) de Robert Heinlein (1907-1988) narre l’histoire d’un extra-terrestre de forme humaine qui débarque sur Terre, et devient une sorte de nouveau Christ prônant l’amour, la partage des biens, l’abolition de l’autorité, bref à l’exception de la Marie-Jeanne, on est dans « Jésus Christ est un hippie » et ce qui plus est avec de l’avance. Ce ne fut donc pas un hasard si le livre devint culte auprès de certaines communautés adeptes des cheveux longs et de l’herbe à nigaud. Blague à part, le livre est empreint d’une légèreté et d’une ironie qui échappa sans doute à certains qui prirent cette histoire pour une apologie du libertarisme, ce qu’elle n’est pas. Il faut savoir que l’auteur était loin d’être un anarchiste. L’écrivain était en effet un conservateur de la meilleure eau, ancien militaire de carrière tombé opportunément malade à la veille du second conflit mondial et favorable à la guerre du Vietnam. Mais foin de la politique, parlons littérature. Heinlein fait partie des sommités de la science fiction américaine, connu notamment pour son cycle « Histoire du futur » qui le hisse au même niveau que Isaac Asimov et son cycle « Fondation » ou encore A.E Vn Vogt et « Le monde des A »

Au suivant!

« La quête de la sainte grille/Quest for the holy grail » (1972) de Robert F . Young – Tiens encore un Robert- (1915-1986) relève à la fois de la fable initiatique et du récit humoristique. Le roman narre les amours contrariées d’un adolescent qui passe par bien des avatars pour retrouver sa belle. Rien de bien neuf me direz vous, à cela près que l’ado en question est…une voiture! Observation amusée de la culture automobile américaine et gentille parodie des romances pour jeunes gens ainsi que mise en question des religions et de leurs paraboles, un roman intelligent, drôle, brillant qui mérite une redécouverte. C’est l’un des rares romans de son auteur, lequel fut essentiellement un nouvelliste il est à noter que ce livre fut directement écrit en français.

Au suivant!

« Terminus les étoiles/ The stars my destination » de Alfred Bester.

Là, il s’agit d’un grand classique, d’un authentique chef d’oeuvre, version science fiction du « Comte de Monte-Cristo », « Teminus les étoiles » de Alfeed Bester (1913- 1987) décrit la quête d’un repris de justice brutal et stupide dans un monde d’extrême métissage, peuplé de télépathes, infesté par les écrans et dominé par les multinationales. Ce descriptif vous évoquera peut-être notre monde actuel et vous aurez raison, et c’est d’autant plus méritoire que le livre date de 1956.

Très enlevé et qui a le mérite de mettre en scène un antihéros antipathique, ce qui était alors très inhabituel, il reste un des livres les plus originaux et les plus marquants du genre encore aujourd’hui.

Alfred Bester fut essentiellement un nouvelliste, ses romans furent peu nombreux mais semble-t-il tous de qualité. Bon ne les ayant pas lu, je m’abstiendrais de tout jugement. Pour ce qui est du roman chroniqué ici, je ne saurais trop le recommander!

A bientôt!


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