Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

LXVII- Un pas plus, deuxième épisode.

Des auteurs dont je n’ai lu ou apprécié qu’un seul livre, à tort ou à raison….

« élémentaire mon cher Holmes  » (1982)

Derrière le nom de Albert Davidson qui figure sur la couverture se cache René Reouven (1925-2020) qui cache lui-même le vrai nom de l’auteur: René Sussen. Né en Algérie, kibboutznik après son service militaire, professeur puis enfin auteur qui s’orienta assez vite vers la littérature policière.

Comme l’indique le titre, il s’agit d’une variation sur le mythe du célèbre détective de Baker Street ainsi que sur celui bien réel deJack l’éventreur. (Non, pas Jack Lang, un monstre d’un autre genre) Il n’y a à priori rien de bien neuf dans l’affaire, ce mélange entre réalité et fiction avait déjà été employé par d’autres auteurs A ce titre, le détective britannique rencontra plusieurs célébrités de son temps allant du capitaine Dreyfus dans « Sherlock Holmes et le prisonnier de l’île du Diable/ Prisoner of the Devil » ( 1979)du britannique Michael Hardwick ou encore Sigmund Freud dans « La solution à 7%/7%solution » (1974) de l’américain Nicholas Meyer dans adapté au cinéma par Herbert Ross en 1976 sous le titre « The 7% solution/ Sherlock Holmes attaque l’Orient Express »

Et je n’évoquerais pas, faute de place, les « études » allant du sérieux au délirant sur le sujet.

Pour en venir au livre de Réouven, il renouvelle ce genre du « Qui était Jack l’éventreur? » en emmenant les deux héros – qui figurent Holmes et Watson mais portent des noms différents- jusqu’en Amérique, ou leur route croise celle des « Gangs of New York » (Inspirés évidemment par le livre d’Herbert Asbury bien avant sa version filmée) ce qui permet à l’auteur de mêler habilement fiction et réalité.

« Histoires vraisemblables » (1908) de Frédéric Boutet (1874-1941) est un recueil de nouvelles relevant davantage de l’insolite que du Fantastique proprement dit, ce qui ne le rend pas moins savoureux, au contraire! C’est d’ailleurs ce qui explique le titre, des récits qui pourraient se produire en dépit de leur caractère extravagant. Une histoire tout de même relève du fantastique, laquelle raconte le coup de foudre d’un homme pour une femme…squelette! La suite montre comment se concluera cet amour à priori impossible!

« Les soldats de la mer » (1968) de Yves et Ada Rémy.

Yves Rémy (1936-2022) et Ada Rémy (1939-) ont très tôt formé un couple d’écrivains tout en se consacrant à la réalisation de documentaires animaliers. Leur oeuvre dédiée au fantastique et à la science fiction a pour ouvrages principaux « Les soldats de la mer » et « La maison du cygne » (1978) ‘est du premier dont il va être question ici, roman historique d’un monde imaginaire mais qui ressemble beaucoup à l’époque du Premier Empire. Il s’agit cependant moins d’une uchronie que d’un univers parallèle, ainsi que le révèle la fin – sans vouloir en dire trop.

Cruel, poétique, émouvant, épique, parfois drôle, le livre démontre chez ses auteurs une incroyable capacité à rendre crédible un univers qui n’existe pas.

Chaudement recommandé!

C’est tout pour aujourd’hui! A bientôt!


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