LII- Le catch à la française!
L’Ange Blanc, le Bourreau de Béthune et tant d’autres…Des noms qui appartiennent à un sport adoré et décrié, tenant à la fois de la farce et d’une version moderne des jeux du Cirque, il appartient à la culture populaire, ainsi qu’à un passé que certains regrettent – dont votre serviteur.

Le catch, c’était aussi l’image d’une France qui rassemblait ses enfants, les vrais comme ceux qui en avaient gardé l’âme, la France populaire comme la France bourgeoise, celle de la Suze, du Ricard ou du Martini, celle de l’apéro et dess campings, des bistrots, celle des cinémas de quartier, de la communale et des universités, preuve en est le chapitre que ce taré de Roland Barthes consacra au sujet dans son « Mythologies »

Bref, c’était l’image d’une France qui donne la colique à la clique de nos actuelles élites gauchistes et bien pensantes. Qu’elles aillent se soulager loin de nous et de ces moments de détente ou le ridicule rejoignait parfois le sublime.










Certains catcheurs connurent une notoriété hors des rings. Ce fut le cas d’André le géant qui apparut en « Bigfoot » le temps d’un épisode de « L’homme qui valait trois milliards » ou il souleva la star de la série Lee Majors, qui en éprouva une grande déconvenue. André qui était par ailleurs un génie des maths, ouvrit par la suite un restaurant aux USA.



Impossible d’évoquer le catch français sans citer deux de ses noms les plus fameux, et qui eux aussi connurent une gloire hors du sport. Lino Ventura et Henri Cogan. Ils furent adversaires sur le ring, Lino perdit face à Cogan mais eut sa revanche au cinéma, décrochant les premiers rôles quant Cogan dut se contenter – non sans talent, il faut le dire- de jouer les seconds couteaux.



Pour finir, un coup de chapeau à Gaby Lailée, qui disputa un combat à Rennes ou je vivais dans les années 80.


Temps de faire les valises, fin du voyage, à bientôt!
