Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

XXIX- Les Alpes dans tous les sens, troisième partie.

Afin de faire le lien avec l’article précédent, je vais vous parler d’un film ou Vittorio Caprioli apparaissait avec deux acteurs français tournant dans un film italien « Salut les pourris/ Il poliziotto è marcio » (1974) de Fernando di Leo. Luc Merenda et Raymond Pellegrin.

Raymond Pellegrin dans « Les colts brillent au soleil »

Histoire de corruption policière ou un jeune flic (Luc Merenda) accepte les pots de vin d’un parrain particulièrement brutal ( Raymond Pellegrin), violente et désespérée, typique des années de plomb de l’Italie d’alors et faisant partie de ce que le polar transalpin des 70s aura donné de mieux.

Un autre genre italien auquel les français ont participé est évidemment le Western. Pellegrin y aura apporté sa contribution dans « Les colts brillent au soleil/Quanto costa morire » (1968) de Sergio Merolle, Merenda quant à lui après son petit rôle dans « Soleil rouge » (1971) de Terence Young enchaînera sur  » Trinita tire et dit amen/Cosi sia » (1972) de Alfio Caltabiano. Mais c’est surtout dans le polar qu’il s’illustrera. « La ville accuse/La Polizia accusa, il servizio segreto uccide » (1975) de Sergio Martino, « Colère noire/ La città sconvolta, caccia spietata ai rapitori » (1975) de Fernando di Leo, et quelques autres.

Raymond Pellegrin quant à lui fera une solide carrière de l’autre côté des Alpes, parmi ses meilleurs moments, il faut citer l’hallucinante évocation de la Camorra au XIXème siècle « I guappi/ Lucia et les gouapes » (1972) de Pasquale Squittieri.

Un comédien français qui se sera consacré aux deux genres, Western et polar, sera Jean Louis Trintignant, passant de l’un avec « Le grand silence/ Il grande silenzio » (1968) de Sergio Corbucci à l’autre avec « La mort a pondu un oeuf/ La morte ha fatto l’uovo » (1968) de Giulio Questi et « Si douces si perverses/ Cosi dolce cosi perversa » (1969) de Umberto lenzi. Sans compter la co-production franco-italienne « Sans mobile apparent » De Philippe Labro, lequel, il faut le noter, est illustré par la musique de Ennio Morricone, dont le talent a servi autant notre cinéma que celui de son pays.

A suivre….


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