XXVIII- Quand les anglos coiffent le béret basque.

Si je vous parle du roman anglais « Mort d’une bête à la peau fragile/ Death of a thin-kinned beast » de Patrick Alexander, il est très probable que ni ce titre, ni le nom de cet auteur ne vous diront quelque chose. Pourtant, il est à l’origine d’un film autrement plus célèbre « Le professionnel » (1981) de Georges Lautner avec notre Bébel national. Peu de différences entre le livre et le film, sinon quelques ajustements pour en faire un véhicule idéal pour l’acteur. Reste que l’oeuvre a les caractéristiques des polars d’espionnage des années 70, agent dur à cuire mais dépassé par le jeu politique, érotisme et magouilles internationales aux relents post-coloniaux.
A noter que le film est le dernier bon Bébel avant la pente savonneuse qui devait le mener à s’éloigner du cinéma.

Marie Christine Descouard, la très jolie call-girl du « Professionnel »


« Mortelle randonnée/ Eye of the beholder » (1981) qui donna lieu au film homonyme de Claude Miller en 1983 est par contre plus connu, tout comme son auteur Marc Behm, un américain très francophile et multi-cartes (romancier, scénariste de cinéma et de bandes dessinées). L’histoire est celle d’un privé sur la piste d’une belle et mystérieuse meurtrière qu’il protège au lieu de l’arrêter parce qu’elle lui évoque sa fille absente de sa vie depuis son divorce. Poétique, aux limites du fantastique, un des plus beaux rôles d’Adjani et une des plus réussites de notre cinéma.
A noter que Marc Behm a également participé à l’écriture de « L’amant de Lady Chatterley » (1981) de Just Jaeckin.
Finissons avec Ken Greenhall, américain né de parents anglais. surtout connu pour « Des tueurs pas comme les autres/ Hell hound » à l’origine du film de Jérôme Boivin « Baxter » (1988) histoire racontée par un chien Bull terrier qui finit adopté par un adolescent fasciné par le Nazisme qui veut se servir de lui pour tuer. Transposition réussie du livre, créant notamment par la voix off de Maxime Leroux un climat angoissant, le film donne à regretter que le cinéaste n’ait pas poursuivi, sa filmographie se limitant à « Baxter » et « Confessions d’un barjo », dommage, dommage…


Voilà, c’en est fait de ce tour d’horizon, en espérant qu’il vous aura plu!
A bientôt!

