Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

XXVII- Quand les anglos coiffent le béret basque, huitième partie.

Américains, américains, mais les britanniques, alors monsieur l’anglophile? Si l’Amérique a été une source d’inspiration certaine pour la France, le Royaume Uni l’a été également, quoique dans une moindre mesure, sans doute à cause de l’inimitié séculaire entre nos deux pays, ou simplement parce que la culture des britanniques est moins connue (Je m’en suis rendu compte lors de mes chroniques consacrées au cinéma insulaire) et parfois méprisée, Truffaut disait du cinéma anglai: »Il n’existe pas! » ce qui était quand même un peu raide.

Néanmoins, il y a quelques exemples de romans anglais à la source de certains films français, et pas des moindres!

En introduction et afin d’être raccord avec l’affiche en début d’article, « Garde à vue » (1981) de Claude Miller d’après le roman de John Wainwright « A table!/ Brainwash », récit d’une garde à vue (ça tombe bien!) qui oppose la flic coriace et taciturne joué par Lino Ventura et le suspect, notaire de son état, et suspecté de viol sur mineures. Le ton agressif mais toujours formel permet de jouer sur les non-dits et les aveux voilés des deux hommes, leurs regrets et leurs échecs. L’autre force du film est de ne pas donner de réponse définitive.

Sans divulgâcher, comme diraient ns amis québecois, la question qui se pose à la fin est: de quoi est vraiment coupable le notaire?

Point intéressant, la différence de statut entre le suspect du roman et celui du film, notaire, notable, assis dans la société ( et cependant complexé) dérangé sur (petit) piédestal.


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