Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

XXVIII- Quand les anglos coiffent le béret basque, cinquième partie.

Inspiré par le roman  » The last known address » (1965) de l’écrivain et journaliste américain Joseph Harrington, « Dernier domicile connu » (1970) réalisé par José Giovanni eut une genèse complexe. Repéré par Giovanni qui voulait écrire le script mais pas le réaliser, il finit par changer d’avis sur le conseil de son ami Lino Ventura, lui aussi fasciné par le livre de Harrington.

Les cinéastes contactés pat Giovanni déclinèrent la proposition au prétexte que l’histoire était trop américaine pour être transposée en France, ce qui est assez fallacieux. Si le roman est évidemment très ancré dans le contexte new-yorkais, ce dernier pourrait être celui de n’importe quel autre grande ville, comme Paris, comme le prouve l’adaptation magnifique de Giovanni.

Quant à l’histoire elle-même, je la rappelle pour ceux qui ne la connaissent pas, il s’agit de la recherche d’un témoin capital dans un procès menée par un duo antagoniste, un flic bourru et chevronné, un peu revenu de tout et son assistante, une jeune bourgeoise idéaliste. Personnages bien dessinés et crédibles, émotion, mystère, portrait d’une ville en pleine mutation, galerie de portraits tantôt cocasse, tantôt émouvante. Un film riche qui ,s’il demeure relativement fidèle au matériau d’origine, lui apporte une poésie qui lui faisait défaut et est une preuve de transposition réussie et même inspirée. Un classique de notre dont on ne se lasse pas. En tout cas pas moi!


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