Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

XXV- Les reines du nu européen. Cinquième partie.

Et ailleurs en Europe? Sans passer en revue l’ensemble du continent, je commencerais par le pays initiateur de la libération sexuelle: la Suède qui aura donné au cinéma sexy européen une de ses icônes: Christina Lindberg.

Si cette dernière connaître un succès certain pour ses rôles déshabillés soft, elle restera à jamais célèbre pour son rôle de vengeresse borgne dans le très violent film de Bo Arne Vibenius « Thriller: ein grym film/ Thriller a cruel picture » (1973) dont Quentin Tarantino se souviendra pour le personnage de Elle Driver dans « Kill Bill » (2OO3)

A noter enfin que Christina Lindberg a fait quelques apparitions dans le cinéma japonais (tout comme notre Sandra Jullien nationale) notamment dans « Sex and fury » (1973) de Norifumi Suzuki.

Edwige Fenech

L’Italie quant à elle sera riche de nombreuses starlettes venues d’un peu partout dont certaines se feront plus remarquer que d’autres, notamment la belle pied-noir Edwige Fenech (qui, bien que française ne tourna presque exclusivement qu’en Italie) qui après s’être essayée à divers genres triomphera dans la Sexy Comédie, notamment au travers de la série initiée par « La soldatessa/ La toubib du régiment » (1976) de Michele Massimo Tarantini.

Pour l’Italie toujours, outre Edwige Fenech, la Sexy Comédie aura d’autres stars dont la carrière déclinera avec le genre, Lili Carati, Femi Benussi et bien sûr Gloria Guida « La lycéenne »Elle fera un détour par le drame avec sa collègue Lili Carati dan le controversé « Avere vent’anni » » (1978) de Fernando Di Leo, sorte de « Easy rider » féminin et pédestre racontant l’odyssée tragique de deux hippies à travers l’Italie.

L’Italie devra d’ailleurs se contenter durant cette période de films soft ou de comédies épicées, le porno n’y sera en effet autorisé qu’en 1980. L’Espagne en est au même point, car elle se trouve dans un entre-deux suite aux aléas de la politique.

Les Pays Bas en revanche ne chôment pas, comptant dans leurs rangs le très actif pornographe Lasse Braun, spécialiste du « Loop » ( court métrage super 8) et immortel auteur de « Cake orgy » ou apparaissait…Claudine Beccarie!

Brigitte Maier, star néerlandaise du X.

Voyons l’Allemagne maintenant- ou plutôt à l’époque la RFA ( « Y’a un mur à Berlin, professeur Muller » chantait Jean Pax Meffret) qui restera dans l’histoire pour son interminable série produite par Wolf Hartwig « Schulmadchen report » (« Rapports intimes au collège de jeunes filles » en France, « Campus swingers » pour l’international) ou se mêlent fausse morale, nudité, plateformes et pattes d’eph, le tout saupoudré d’un humour à la finesse toute germanique!

Pour en finir avec nos amis teutons, signalons Uschi Digard qui, si tourna essentiellement aux USA (notamment pur Russ Meyer) était bel et bien allemande.


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