Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

XXII- Auteurs, auteur, des plumes qui m’ont influencé….

Gaston Leroux, deuxième partie.

Le fantastique, donc. Et plutôt deux fois qu’une. On commencera par le plus célèbre roman de Leroux relevant de ce genre: « Le fantôme de l’opéra »

Si beaucoup ont oublié ou ignorent (Jean Kevin, écoute s’il te plait!) le nom de Gaston Leroux, le titre « Le fantôme de l’opéra » évoque malgré tout encore quelque chose pour le public. Adapté, transformé, parfois maltraité, le livre a connu le sort de tout les mythes: la récupération tous azimuts.

Mais qu’en est-il du livre proprement dit?

L’histoire est celle d’un musicien maudit, Erick, qui oeuvre dans les caves de l’opéra puis décide de se venger en tuant. Pour ce faire, il use de moyens aussi atroces qu’ingénieux. Insaisissable, et presque invulnérable, il bafoue les autorités chargées de le mettre hors d’état de nuire. Presque invulnérable car il a (quand même) une faiblesse: l’amour. Tout comme Chéri Bibi. La mûre, toujours la mûre.

Ce n’est qu’un avis personnel, mais Gaston Leroux a une constante, le mélange d’ironie et de compréhension à l’égard de ses héros. Compréhension, car Erick et ses semblables sont des parias, ce qui motive leurs actes. Mais ne les excuse pas. Pour preuve, Erick finit par périr. Ironie car, l’aspect un peu ridicule des personnages n’est pas éludé. Il concerne d’ailleurs une bonne partie de la faune présente dans les livres de Leroux.

Le Fantastique quant à lui vient évidemment de l’ubiquité du personnage et des chausse-trappes délirants qu’il met sur la route de ses cibles, de l’atmosphère macabre et du cadre de l’opéra qui en tant que théâtre accentue le côté dramatique de l’action.


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