Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

XX- Un air anglais…

Deuxième partie: La Hammer, l’horreur et le reste…

La Hammer films reste dans la mémoire des cinéphiles comme le phare du fantastique à l’anglaise et à juste titre. La firme renouvela le genre Gothique à la fin des années 50, le reprenant là ou les américains l’avaient laissé quinze ans plus tôt en y ajoutant la couleur à la satisfaction d’un public « qui n’avait jamais vu ça! » et au grand dam d’une critique frileuse qui n’hésitait pas à classer ces oeuvres dans la catégorie « pour sadiques uniquement! »

Quoiqu’il en soit, on remerciera l’immigré espagnol qui fonda la firme en 1914, Terence Fisher, réalisateur, Jimmy Sangster, scénariste et bien sûr les acteurs vedette du marteau: Peter Cushing ( qui ressemblait à mon grand-père, mais ce n’est pas le problème) et Christopher Lee. Grâce à eux, le docteur Frankenstein gagna en personnalité, loin du timoré Colin Clive dans la version de 1931 de James Wahle ( Tous les deux britanniques, comme l’interprète du monstre Boris Karloff, il y aurait beaucoup à dire sur « Londres à Hollywood » Après, si ça vous intéresse, Colin Clive était né dans ma bonne ville de Saint Malo, il y aurait beaucoup à dire sur Londres à Saint Malo.) Un savant sans scrupules et obsessionnel mais évolutif sous certains aspects et parfois surprenant tout au long de la série qui s’acheva en 1973, Du premier »Frankenstein s’est échappé/ The curse of Frankenstein » au dernier « Frankenstein et le monstre de l’Enfer » ou la malheureuse créature de service était jouée par le culturiste David Prowse, futur Dark Vador de « La guerre des étoiles » ou il allait retrouver…Peter Cushing.

On n’oubliera pas non plus Christopher Lee qui, toujours avec Terence Fisher, ressuscita le prince des ténèbres dans « La cauchemar de Dracula/ Horror of Dracula » (1958) ou il faisait de nouveau face à Peter Cushing.

Ceci étant, si la Hammer (re)lança l’horreur à l’anglaise ( il y eut des précédents, le Royaume uni eut sa star de l’épouvante dans les années 30, Todd Slaughter) elle ne fut pas que l’horreur – elle existait depuis déjà longtemps et avait oeuvré dans des genres variés et continua à produire toutes sortes de films, notamment des films de guerre avec le fameux diptyque sur la Guerre du Pacifique « The camp on blood island/ L’île du camp sans retour » (1958) de Val Guest et ‘Yesterday’s enemy/ Section d’assaut sur le Sitang » (1959) de…Val Guest.

Quant à l’horreur, d’autres producteurs inspirés par James Carreras sautèrent sur ce nouveau filon, parmi lesquels Monty S. Berman et Robert S. Baker qui dans la poignée de classiques concurrents de ceux de la Hammer donnèrent « Jack the ripper/ Jack l’éventreur » (1959) qu’ils réalisèrent également…..

A suivre…


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