XX- Un air anglais. Tea time, spivs, Edwardians, teddy boys, brit bomshells, angry young men et Hammer horror! Un pan de la culture Pop d’Outre-Manche servi avec thé fort, bière tiède et fish and chips!

1- Diana Dors et le cinéma oublié d’Albion.
C’est sous le patronage de celle qui fut surnommée la Marilyn Monroe anglaise, Diana Dors ( 1931- 1984)que j’ai décidé d’écrire cet article sur un pan méconnu de la culture britannique. Y compris par les britanniques eux-mêmes. A ce titre, Diana Dors connut un sort étrange qui ne releva pas de l’oubli mais de l’incompréhension. Enfant actrice dans « Oliver Twist » (1949) de David Lean, sex-symbol dans les fifties, concurrente des américaines Jayne Mansfield et de Marilyn Monroe, en tant que » Bombshell », vedette de » Peine capitale/ Blonde sinner/ Yield to the night » (1956) de Jack Lee Thompson (futur réalisateur attitré de Charles Bronson dans les années 80, mais c’est une autre histoire), elle gagna rapidement ses galons de star internationale avec la coproduction anglo-américaine »The long haul/ Les trafiquants de la nuit » (1957) de Ken Hugues aux côtés de Victor Mature, enquilla une longue série de films oubliables, apparut dans une comédie de notre Robert Dhéry « Allez France » (1964) ( Eh oui, au milieu des Branquignols!) Dans les années 60, elle eut droit à un hommage de la part des Beatles qui firent figurer son effigie de cire sur la pochette de « Sergent Pepper » ( Voir photo en début d’article)


Il y eut par la suite le très controversé « Deep end » (1970) de Jerzy Skolimowski et un nombre impressionnants de rôles à la télévision, entre autres dans « The two Ronnies » et « Dick le rebelle/ Dick Turpin » (une série de mon enfance, soit dit en passant). Mais surtout, elle fut une invitée régulière d’émissions télévisées au point que certains crurent que son métier consistait en cela: invitée d’émissions. Et ce en dépit de son dernier film « Steaming » (1983) de Joseph Losey ou elle chantait fort bien sa partie face à , entre autres, Vanessa Redgrave. Cela un an avant sa mort prématurée.
Elle trouva une reconnaissance posthume en 1995, à l’occasion de la sortie de la compilation « Singles 1983/1987 » des Smiths qui empruntait une image du film « Peine capitale », récit tragique d’une femme condamnée à mort suite au meurtre de l’épouse de son amant ( inspirée d’un fait-divers qui émut fortement l’Angleterre des années 50 qui contribua à l’abolition de la peine de mort dans ce pays)

A suivre…
