XIX- Une culture cachée, mauvaises lectures, Rock français primitif et coquineries de Michel Simon. Quatrième partie.

Comme le promet le sous-titre de cet article, il sera ici question du Rock français primitif. Pourquoi primitif? Parce qu’il s’agit des premières tentatives françaises de s’approprier cette musique alors qu’elle connaissait sa brève apogée aux USA. Tout cela commença avant Johnny, avant Eddy, et avant Dick. Et tout cela commença fort mal, mal compris, méprisé, le Rock’n’roll eut droit au mépris des rats des caves Germanopratins, tel ce connard de Boris Vian, auteur surestimé, si toutefois c’en est un. Sans parler des réflexions de Michel Clouscard, marxiste impénitent dans son livre « Le capitalisme de la séduction. », ouvrage au demeurant intéressant quoique fort contestable sous certains aspects. Dans le meilleur des cas, les musiciens de Jazz qui tenaient alors le haut du pavé considéraient le Rock émergent comme un style dansant, en fait comme une simple mode.
C’est en raison de cette incompréhension – et du refus d’assumer la colonisation culturelle américaine- le Rock français fut condamné à n’être qu’une longue succession d’imitations de ce qui se faisait Outre-Atlantique, ou Outre-Manche, suite au triomphe planétaire des Beatles.
Faut-il comprendre par là que le Rock français était dès le départ voué à la médiocrité et à la singerie servile? Pas tout à fait. Il y eut quelques exceptions y compris lors de la période que j’évoque dans ce texte. Au moins une.
Le monsieur dont le portrait orne l’en-tête de ma missive s’appelait Jean Baptiste Reilles plus connu sous le nom de scène de Mac Kac. Musicien de Jazz comme tout le monde à l’époque, il saisit la pulsation propre au Big Beat et enchaîna adaptations de chansons américaines et morceaux originaux. Il sut s’approprier cette création, il sut en capter l’humour, l’énergie, et la gaîté tout en y ajoutant un côté décalé et profondément français. Alors, ce barbu chauve de Mac kac, le seul rocker français? Peut-être pas, mais on n’enn’est pas loin! A noter qu’il fut le seul musicien français de ce genre à bénéficier d’une distribution aux USA. Donc….tirez en les conclusions que vous voulez!
Allez, comme aurait dit le susnommé « J’vais m’en jeter un derrière la cravate! » mais je vous laisse quelques pochettes pour vous instruire!
Bonne nuit!



