XX- En marge de l’article « La lointaine Asie », un appendice sur le fantastique nippon en général et Edogawa Renpo en particulier à la demande de mon ami Pascal Kremer.

Yukio Mishima et Akihiro Maruyama alias « Miwa » dans « Le lézard noir/ Kuro tokage » (1968) de Kinji Fukasaku. D’après le roman homonyme de Ranpo Edogawa.
J’avais, j’en conviens oublié d’évoquer dans mon dossier asiatique le nom de Ranpo Edogawa, romancier et nouvelliste inspiré par Edgar Poe comme l’indique son nom de plume, il s’appelait en vérité Tarô Hirai (1894- 1965) et dont on perçoit dans les textes une forte influence française, Symboliste et Décadente (partagée avec Mishima) Sadisme, fétichisme et étrangeté imprègnent ses oeuvres, cela est perceptible notamment dans « La bête aveugle » histoire d’un tueur en série atteint de cécité (comme le titre l’indique) et surtout « Le lézard noir » récit des exploits d’une sorte d’Arsène Lupin travesti. Ces deux livres susmentionnés firent l’objet de plusieurs adaptations, en particulier « Le lézard noir » qui connut une vie à la scène et une autre à l’écran, restée célèbre pour son interprète du rôle titre Miwa transformiste bien connu, grand amour de Mishima (déjà responsable de la version scénique et qui fait une apparition brève mais remarquable dans le film, il ne bouge pas et pour cause, il joue une statue humaine)


Affiche de « La bête aveugle/Moju » (1969) de Yasuzo Masumura, adaptation du roman homonyme de Ranpo.
Bon, un panorama du fantastique nippon en quelques affiches:

« King Kong contre Godzilla/ Kingu Kongu tai Gojira » (1962) de Insoshiro Honda, les grosses bêtes, le « Kaiju eiga » un genre essentiel du cinéma populaire japonais.

« Blind woman’s curse/ Kaidan nobori ryu » (1970) de Teruo Ishii. Hsitoire de chats fantômes, autres figures récurrentes de l’imaginaire insulaire.

« L’effrayant docteur Hijikata/ Edogawa Rampo zenshu kyoufu kikei ningen » (1969) de Teruo Ishii, autre d’adapatation du romancier susmentionné.
