XIX- Une culture cachée, mauvaises lectures, Rock français primitif et coquineries de Michel Simon!

Mauvaises lectures? Oui, ces polars à trois sous achetés sur les quais de gare ou dans les librairies spécialisées ( dont la célèbre à l’époque » Le roi du bouquin ») méprisées voire ignorés par la critique, devenus au fil du temps pour certains des objets de cultes négociés à des prix très éloignés de ceux d’origine.
S’il est vrai que parmi ces « oeuvres » beaucoup ne sont pas inoubliables, une poignée d’entre elles méritent – et ont parfois connu – une réévaluation, tel celles d’André Héléna (déjà évoqué dans ces pages et qui fera très certainement l’objet d’un article pour lui seul) et certains auteurs reconnus ont publié chez ces éditeurs maudits, profitant de cette mauvaise réputation pour se permettre des fantaisies que leur auraient refusé les tenants de la littérature « respectable » comme Raymond Queneau. D’autres ont commencé dans ce Purgatoire sous pseudonyme, comme Boris Vian, auteur que je déteste, soit dit en passant. Aussi me limiterais-je à cette ligne pour ce qui concerne monsieur trompinette, les travaux de « Vernon Sullivan » ont de toutes façons été largement évoqués par ailleurs.
L’une des maisons les plus connues dans ce cercle infernal fut les éditions du Scorpion, d’ou le choix de leur logo en début d’article. Sans plus tarder, voici pour égayer votre ouquènede quelques couvertures, histoire de se payer une ballade nostalgique!

Première édition du diptyque « Sally Mara » de Raymond Queneau, trop salé pour Gallimard ?


« Ainsi soit-il de Maurice Raphael, alias Ange Bastiani, alias Victor Le Page, édition originale et réédition par Eric Losfeld. Raphael écrivit par la uiste de nombreux polars pour le Fleuve Noir, il traînait par ailleurs un passé assez trouble de collaboration.


Julien Guernec, pseudonyme de François Brigneau avait lui aussi un louche passé, mais moins mystérieux que Raphael, il avait de sources sûres appartenu à la Milice. » Faut toutes les buter » son seul roman est dans la veine des polars à la gloire des truands alors très populaire. Très réputé, ce livre fut réédité par « Baleine noire ».
A suivre…
