Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

XVII- La lointaine Asie. Et la France dans tout ça? Les liaisons parfois dangereuses entre l’Empire du Milieu, le Soleil levant et le Royaume de France!

L’Asie et le cinéma français? Une longue histoire dont on pourrait situer le commencement dans les années 30, ou notre pays encore en possession de ses colonies était féru d’exotisme. Dans nombre de films relevant de divers genres ( drame, policier, aventures) il y avait un asiatique de service, parmi lesquels Foun Sen, de son vrai nom Cécile Nguyen Loc Tue, épouse du cinéaste Léo Joannon, elle apparut notamment dans « L’alibi » (1937) de Pierre Chenal, « Drôle de drame « (1937) de Marcel Carné ou encore « Fort du fou » (1963) de…Léo Joannon, déjà évoqué dans ces pages.

En matière d’exotisme, le cinéma en France et ailleurs se tourna ensuite vers l’Afrique avant de connaître un regain d’intérêt dans les années 60, sans doute à cause de l’espionite générée par le succès des James Bond. Notre bon Hubert Bonnisseur de La Bath alias OSS 117 lors de ses diverses incarnations se balada un peu partout sur le continent asiatique dans « Atout coeur à Tokyo » « Banco à Bangkok » etc. Paul Meurisse s’autorisa une escapade au jardin parfumé dans « Le monocle rit jaune » (1963) de Georges Lautner. Pour la petite histoire, le natif de Dunkerque partageait dans ce film l’affiche avec Barbara Steele avec laquelle il refusait de manger parce qu’elle était la reine de l’horreur italienne! Dalida de son côté ne fut pas en reste dans « L’inconnue de Hong Kong » (1963) de Jacques Poitrenaud ou elle a comme partenaire Serge Gainsbourg. Notre Bébel se permit « Les tribulations d’un chinois en Chine » (1965) de Philippe de Broca, enfin pour en revenir indirectement à OSS 117 ou plus précisément son auteur Jean Bruce il y eut également « Cinq gars pour Singapour » (1967) de Bernard Toublan-Michel, qui fut le dernier rôle du fils de l’acteur Errol Flynn, Sean Flynn, lequel mourut peu après au Vietnam ou il était correspondant de guerre. Il y a des voyages tragiques.

Et les années 70? La très jolie Sandra Julien ( Dany la ravageuse!) s’offrit une excursion au Japon dans « Caresses sous un kimono » (1972) de Norifumi Suzuki.

Un de nos trésors nationaux les Charlots eurent eux aussi leur promenade touristique asiatique dans « Bons baisers de Hong Kong » (1975) de Yvan Chiffre, le plus gros budget de leur carrière et le concours des meilleurs artisans du cinéma de l’île!

Pour les années 80, on retiendra « Les fruits de la passion » (1981) de Shuji Terayama ou apparaît Arielle Dombasle, laquelle ne se vante pas trop de sa participation à cette sombre et perverse histoire d’amour!

Enfin pour conclure, du lourd « Bruce contre attaque » (1982) de André Koob avec un des clones de Bruce Lee: Bruce Le et Harold Sakata, le Oddjob de « Goldfinger ». Aujourd’hui cataloqué comme nanar, il bénéficia d’une promotion très importante qui inclua une performance de l’acteur principal à « Champs élysées », eh oui chez Michel  » tu es le plus grand » Drucker!

Bruce Le par ailleurs tourna dans une coproduction franco-camerounaise  » Cameroun connection » (1985) de Alphonse Beni, grande vedette locale et familier des productions nanardesques de la firme Eurociné.

Le plus remarquable dans ce fatras c’est la prestation éclair de Paco Rabanne.

Sur ces bonnes paroles, à bientôt!


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