XVII- La lointaine Asie
Première partie- Le cinéma (suite)

Autre découverte de l’année 1992: »Zato Ichi, route sanglante/Zato Ichi chikemurikaido »(1967) de Kenji Misumi, appartenant à une autre série de films de samourais ( « Chanbara en l’occurrence, film de sabre avec force sang) à succès qui s’étendit sur une dizaine d’années avant de devenir une série télévisée. Elle narre les aventures de Zato Ichi, samourai et masseur ( c’est en gros la traduction française de son nom) et surtout aveugle. Il y a là à relever une autre analogie avec le cinéma italien qui partage avec l’Asie ce thème u héros infirme. Pour l’Italie le cas le plus connu est celui de « Blindman/ Blindman le justicier aveugle » (1971) de Ferdinando Baldi avec Tony Anthony (américain expatrié à Rome) et le Beatle Ringo Starr. Un aveugle et un sourd, les deux font la paire. Bon. Ce n’est pas drôle.
Il convient de dire un mot à propos de son interprète Shintaro Katsu qui fut une énorme vedette et dont le frère n’était autre que Tomisaburo Wakayama, acteur phare de la série des « Baby cart ». Ils partagèrent d’ailleurs l’affiche lors d’un Zato Ichi.

Shintaro Katsu

Comme un air de western italien….

Tomisaburo Wakayama
Moins violente mais plus pittoresque et goguenard que celle des « Baby cart » la série des Zato Ichi mérite tout autant le coup d’oeil.

Ce détour par Shintaro Katsu me permet de faire la transition du film de samourai àau film de yakuza. Katsu joua dans quelques uns de ce genre en particulier « Le soldat yakuza/ Heitai yakuza » (1965) de Yasuzo Masumura, récit de l’amitié entre un instituteur de gauche et un voyou dans un camp militaire en Mandchourie lors de la deuxième guerre mondiale.
A suivre…
