Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

IX- Impers, chaussures et pardessus, le vestiaire de mes personnages (suite)

Allez, rien que pour le plaisir, une autre pub pour Baracuta!

Quid des chaussures? Si le manteau, imper ou pardessus, est une armure comme disait Melville qui accordait une importance capitale aux costumes de ses personnages, allant jusqu’à vérifier la position d’un chapeau sur la tête d’un acteur ( en l’occurrence Bourvil) Pour ce qui est des chaussures, d’autres cinéastes s’y sont attachés, en particulier Martin Scorsese dont les gros plans sur les pieds de ses acteurs sont bien connus ( chaussés, il va sans dire, pour les pieds nus et féminins, voir M. Tarantino)

Bon trêve de digressions, venons en au fait, la chaussure masculine en vogue dans les années 50 est celle à semelle de crêpe. Souple, souvent bon marché, emblématique du Film Noir américain parce qu’elle y est l’accessoire du privé ( d’ou le surnom de « Gumshoe ») silencieuse, bien de son temps.

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A côté de ces chaussures de grande consommation, il existait des modèles plus « haut de gamme » inspirés tantôt par la France, tantôt par le Royaume Uni, tantôt par l’Italie. Cependant, force est de constater que ce sont nos amis transalpins qui ont donné le ton en la matière.

Je fais à la vérité peu référence aux godasses de mes personnages, toutefois, on peut supposer que Cravant et Robert Lin sont adeptes des Bata « véritable cousu trépointe », que Freddy corse et donc un peu italien et fasciné par l’Amérique aime le style italien revu par les chausseurs américains très portés sur le bicolore. A ce propos, le style italien aura été le plus emprunté, plagié, de La France à l’Amérique en passant par l’Allemagne et, bien sûr, l’Angleterre.


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