Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers!

VIII- Zazous, moustaches, meurtres et variétés, deuxième partie.

Victime des « Zoot suit riots », notez la déchirure des vêtements dues aux « Baguettes zazous » (Zazoo sticks?) utilisées par la police de Los Angeles et constituées de longues tiges de bois s’achevant par des lames de rasoir.

Militaires participant ax « Zoot suit riots » contre les zazous appelés en Californie les « Pachucos » ( clochards, semble-t-il)

Mais le fameux Zoot suit, d’ou vient-il au juste? Il existe plusieurs versions de l’origine de cet extravagant costume. Il y en a une que je vais vous livrer – mais est-ce la vérité, ou simplement une version parmi d’autres?- Certains prétendent qu’il s’agirait d’une influence des redingotes portées par Clark Gable dans « Autant en emporte le vent/ Gone with the wind » (1939) de Victor Fleming ou encore que l’idée serait venue de’un certain Clyde Duncan qui aurait harcelé son tailleur pour obtenir le précieux vêtement et partant, en aurait lancé la mode. Une autre histoire concerne un boxeur qui connaissait son heure de gloire au début des années 40 et qui, pour être un as dans son sport n’en n’était pas moins petit. Au point de passer pour un gamin au milieu de son entourage. Afin de remédier à ce fâcheux cas de figure, son tailleur lui fabriqua ce costume pour lui donner de la stature. Vraie ou non, l’histoire est séduisante…

Henry Armstrong. Mais sans zoot suit, bouh!

Les zazous eurent des émules dans le monde entier, influençant jusqu’à des courants éloignés voire opposés au Jazz dont ils étaient des fervents, tel les Hep Cats aux USA – Elvis et ses nombreux suiveurs- ou encore les Teddy Boys au Royaume uni.

Teddy Boy londonien.

J’en viens maintenant à la moustache ( dont votre serviteur est un adepte, hé hé) surtout la moustache pinceau en vogue des années 30 jusqu’à la fin des années cinquante et portées par nombre de mes personnages, à commencer par Robert Lin.

Tennessee Williams.

Samuel Steward alias Phil Andros, alias Philip Sparrow, poète, professeur d’université, figure gay et…tatoueur.

La moustache, adoptée par nombre d’acteurs hollywoodiens, magnifiée par le crooner français Jean Sablon ( que des âmes charitables surnommaient « dort en chiant ») par des figures homosexuelles ( bien avant Village People et, à ce propos, non je ne suis pas un Village People, scrogneugneu!) telle le dramaturge et écrivain Tennessee Williams ou encore le poète, inconnu célèbre, Samuel Steward.

Mes personnages ne sont pas en reste, Jacques Leitienne, Norbert Dague, Alphonse de Cravant. Et bien sûr Robert Lin. Cela me permet de conclure sur un acteur sans lequel mon héros ‘aurait pas existé, le japonais Sessue Hayakawa, grand séducteur du temps du Muet, héros de la résistance française, moine bouddhiste mais surtout inoubliable capitaine du « Pont de la rivière Kwai/Bidge on he river Kwai » (1958) de David Lean.


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